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Publié par DMT

Les passages récents de Nicolas Sarkozy au Grand Journal et de François Bayrou dans Envoyé Spécial, nous ont donné à voir deux visages bien différents de ce qu'on peut appeler la  "sincérité en télévision". Annoncé gagnant dans tous les sondages au 1er tour des présidentielles, le ministre de l'Intérieur  était mercredi chez Michel Denisot un peu comme chez lui. Il faut dire qu'hormis quelques chroniqueurs poil à gratter, l'émission tenait plus d'un publi-reportage politique à la Michel Drucker   que d'une véritable mise sur le grill. Le portrait qu'a consacré France 2 au président de l'UDF a l'avantage d'avoir été réalisé en situations. Durant plusieurs semaines François Bayrou s'est laissé filmer et interroger, notamment chez lui dans le Béarn. Deux façons différentes de s'adresser aux français avec, à chaque fois, le souci de témoigner d'un authentique accent de vérité. Qui l'était vraiment le plus ? Nicolas Sarkozy choisissant d'évoquer le film  «Sam, i am Sam», l'histoire d'un père qui lutte pour conserver le droit d'élever seul son enfant trisomique, avec Sean Penn et Michele Pfeifer ? Ou François Bayrou revenant sur son bégaiement de jeunesse qu'il réussit à surmonter grâce à un professeur de théâtre.  "Ce qui touche le coeur marque la raison" écrivait Voltaire. Il semble que les deux candidats de droite l'aient bien compris. Reste à savoir ce qui, dans le secret de l'isoloir, reviendra en mémoire aux électeurs qui hésiteront entre leurs deux bulletins de vote. Est-ce le ton décidé mais parfois haché de François Bayrou, reliquat d'un handicap aujourd'hui dépassé, ou l'émotion de Nicolas Sarkozy avouant, tête baissée, que l'enfance ne l'a pas rendu heureux, car il ne s’y sentait pas libre ?

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