Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par DMT

en offrant le meilleur de moi-même?” et “Comment faire pour rendre mon discours le plus attrayant possible ?” La prise de parole est un art qui se maîtrise avec beaucoup de pratique. Les conseils qui suivent ne remplacent pas un training. Il n’empêche, les utiliser même en petits comités ; réunions de parents d’élèves, assemblées générales de votre immeuble, repas de famille…, contribuera à vous apporter confiance et savoir faire.


Avant de prendre la parole

 
Utilisez la visualisation mentale. Imaginez vous en train de parler d'une voix forte, claire et assurée. Lorsque vous vous visualisez en situation de réussite, vous vous donnez toutes les chances de réussir. Les sportifs de haut niveau font exactement la même chose avant une compétition.


Faites connaissance avec ceux qui sont venus vous écouter. Ne craignez pas d'accueillir personnellement les gens à leur arrivée. Si le nombre le permet, établissez un contact privilégié en serrant la main à chacun.


Regardez votre auditoire avant de parler, prenez appui sur le sol et respirez. Que vous soyez devant 1 client ou 200 salariés vous n’allez pas parler face à un public mais avec ce public. Votre sourire, votre regard, vos gestes ouverts, votre occupation de l’espace, votre capacité à parler imagé seront déterminants pour retenir l’attention et convaincre.

 


Lors de votre intervention

 

Concentrez-vous sur ce qui vous conduit à prendre la parole. Dès que vous vous rendrez compte que l'auditoire est attentif, votre nervosité disparaîtra. Oubliez vos inquiétudes et votre trac se convertira en énergie positive. Exploitez l’énergie nerveuse qui est en vous et transformez-la en vitalité, en enthousiasme pour votre sujet.


Frappez fort d'entrée, afin de capter l'attention par une formule originale, une interrogation, une anecdote, une image, une synthèse sur laquelle tout le monde s’accorde. Les journalistes parlent d’attaque. N’hésitez pas à démarrer là où on ne vous attend pas. Le « cerveau doit » de votre public à besoin d’être séduit. Il lui faut un « starter ». Apprendre « par cœur » votre première phrase peut s’avérer judicieux.


Privilégiez l'humain avant la technique, l'administratif, le financier…, qui eux font appel au cerveau gauche, celui de la raison. Mais attention, « privilégier » ne veut pas dire « utiliser exclusivement »… Jouez également du « vous » et du « nous ». Faites appel au vécu commun. Ne perdez jamais de vue que la communication est d’abords de l’émotion partagée.


Parlez imagé. Utilisez des comparaisons, anecdotes, confidences, citations, références à la publicité, au cinéma, à l’actualité…. Sans oublier une touche d'humour. Parler en public doit faire rêver, pas dormir…


Servez vous de votre corps pour capter l’attention. Ayez des gestes hauts et ouverts. En phase avec votre centre de gravité, parlez les pieds ancrés au sol et dans le prolongement de vos hanches. Jouez la carte de la verticalité. Tenez vous bien droit et prenez conscience de la colonne d’air qui est en vous. C’est elle qui donne toute sa puissance à votre voix.


Variez votre intonation. Jouez alternativement de l’amplitude et du débit pour donner du relief à vos propos.


En cas de contradiction

 

Face à un interlocuteur agressif restez calme. Comptez mentalement « un, deux, trois…» puis respirez. S’il est debout, faites le s’asseoir. Jouer du « oui, mais » peut permettre de « positiver », d’approuver son interlocuteur, puis d’exposer ses nuances, voire son contre argument avec plus de force. Positiver, c'est-à-dire voir d'abord le bon côté des événements ou des interlocuteurs, aide à mieux se faire entendre et comprendre. (Excepté avec des interlocuteurs agressifs et dans des situations de crise particulières.) Considérez par exemple qu’une remarque peut faire avancer la réflexion sur le sujet. N’hésitez pas à remercier son auteur, puis passez à une autre question.


Pratiquez l'empathie. Se mettre à la place de l'autre, afin de mieux comprendre ses réactions et ses attentes, est la meilleure manière de calmer le jeu. Surtout ne prenez pas comme une attaque personnelle une remarque qui vous serait faite en tant qu’intervenant. Selon une vieille règle de médiatraining, répondez à la question, pas à celui qui la pose.


Armez vous de formules afin de ne pas être pris de court, de relancer le débat ou de vous tirer d’un mauvais pas. Par exemple :

- Ce qui est important, c'est…
- Revenons aux faits…
- À chacun sa vision des choses…
- Je comprends votre raisonnement, mais …
- Si on essayait d'aller plus loin…
- La critique est intéressante lorsqu'elle est constructive…


Vous pouvez également citer le nom de votre interlocuteur dans votre réponse pour gagner du temps. S’il a un nom composé cela permet à votre cerveau de préparer la contre-offensive. Exemple : « Mon cher Pierre-André tu n’es pas sans savoir… » Ou encore « Cher Monsieur Dupond de La Motte je vous répondrais que… » . Il peut s’avérer également judicieux de préparer une phrase passe-partout du type : « Oh vous savez, l’arbre dans l’eau ne fait pas le crocodile ».


Et la gestion des questions ?

 

Anticiper les oppositions à vos arguments. Comment allez vous y répondre ? Avez-vous identifié les points faibles de votre argumentation sur lesquels pourront s’appuyer vos contradicteurs ? Ayez toujours à l’esprit que la plupart des questions posées (notamment lors d’un examen ou d’un concours) portent sur les éléments de votre exposé.qui auront attiré l’attention. Il peut s’agir d’aspects positifs : vous avez évoqué un sujet que vous maîtrisez et qui intéresse vos interlocuteurs, qui leur rappelle des souvenirs, comme négatifs : points négligés, mal illustrés, mal formulés, difficiles à croire.


Si vous ne comprenez pas une question, faites la répéter. Il n’y a rien de plus dangereux pour un orateur que d’apporter une réponse à côté du sujet. La reformulation vous permet d’éviter ce type de désagrément. (À utiliser surtout lors d’une prise de parole en public, attention à la reprise des termes lors d’une interview radio ou TV).


Questions fermées questions ouvertes. Une question fermée du type « combien il vous faut de personnel en plus ? » entraîne comme réponse « 8 fraiseurs et trois carristes ». Parfait. Mais si vous ne reprenez pas la main, en donnant une précision supplémentaire : sans quoi nous ne pourrons pas honorer nos commandes pour la fin du trimestre», votre interlocuteur à toute latitude pour poursuivre dans le sens qui était le sien lorsqu’ il vous à posé sa question : « vous savez que nous n’avons plus de moyen pour embaucher…»


Le silence après l’une de vos questions. Laissez au groupe le temps de comprendre et de réfléchir. Attendre qu’un participant s’exprime. Éventuellement reformuler la question.


À lire pour aller plus loin :

Commenter cet article